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séminaire sur l'anesthésie du 1 aout 2008
Vendredi 18 Juillet 2008 à 14:16 Publié par guillaumep dans Nos Réunions Notre état de santé nécessite une intervention chirurgicale ou un examen sous anesthésie. Afin de vous proposer la technique la mieux adaptée à votre cas et à l'acte prévu il est indispensable que vous consultiez un médecin anesthésiste. Cette consultation permet après avoir évalué le risque, de décider de la prémédication, de la technique anesthésique, d'une éventuelle préparation et de vous avertir des conclusions. Toutes les informations recueillies seront écrites dans votre dossier.
TECHNIQUES ANESTHESIQUES Locale
Loco-régionale Générale L'anesthésie générale est réalisée par injection intraveineuse de produits dont les effets sont connus et maîtrisés mais il existe un risque très faible de réactions de type allergique plus ou moins graves. Une parfaite connaissance de votre état de santé et de vos antécédents est indispensable pour choisir les produits présentant le moindre risque dans votre cas. Selon l'intervention, une assistance respiratoire est nécessaire. Elle est alors réalisée au moyen d'un tube en plastique souple introduit dans la trachée. REGLES DE SECURITE Il est impératif de respecter quelques précautions quel que soit le mode d'anesthésie afin de réduite les risques d'accident ou d'incident. Dans tous les cas, vous devez être à jeun depuis au moins 6 heures afin d'éviter le reflux du contenu de l'estomac dans les bronches. Le jeûne consiste à interrompre tout ce qui remplit ou fait sécréter l'estomac, en pratique il ne faut pas manger, boire, fumer, mâcher du chewing-gum, sucer des bonbons... Seuls certains médicaments de votre traitement habituel ou ceux prescrits par l'anesthésiste seront avalés avec une forgée d'eau quelques heures avant l'intervention. Les prothèses dentaires amovibles, les lentilles de contacts, les prothèses auditives, le vernis à ongles, les bijoux et les perruques doivent être retirés avant de pénétrer en salle d'opération. INCIDENTS ET ACCIDENTS Dans quelques cas des effets indésirables plus ou moins importants peuvent survenir malgré les mesures préventives et le dépistage précoce par la surveillance per et post-opératoire. Heureusement, leur faible fréquence permet d'affirmer que la prise de risque reste dans le domaine du raisonnable sinon l'acte envisagé ne vous serait pas proposé. Les réactions allergiques à des produits anesthésiques sont possibles et le plus souvent imprévisibles, incidence évaluée à 1 pour 3500 anesthésies. Parfois très graves elle sont dans la très grande majorité des cas guérissables par un traitement appropriés en réanimation. C'est pourquoi il est très important de toujours signaler une allergie connue à un médicament et d'en donner le nom de façon précise. L'introduction d'un tube dans la trachée présente parfois des difficultés liées à la configuration anatomique. Il peut survenir dans ce cas des lésions dentaires. Celle-ci sont prises en charge par l'assurance quand il s'agit de dents en bon état. Les dents branlantes, déchaussées ou cariées doivent être traitées avant une anesthésie générale. Il faut donc signaler leur existence lors de la consultation. De plus, une dent déchaussée peut toujours tomber lors de la phase de réveil et être aspirée dans les bronches créant des difficultés respiratoires et un risque majeur d'infection pulmonaire grave. La présence du tube dans la trachée peut laisser une gêne ou une douleur à la déglutition pendant quelques jours. Tout rentre dans l'ordre sans traitement particulier. Dans le cas d'une modification du timbre de la voix persistante et seul le patient ou son entourage peut le dire, un examen des cordes vocales est effectué afin de vérifier leur état et d'entreprendre le traitement utile. La prise de médicament doit toujours être signalée au médecin anesthésiste, car cela signifie l'existence d'une maladie ou de symptômes qui peuvent avoir une importance sur le déroulement de l'anesthésie ou de l'acte chirurgical. La prise régulière ou occasionnelle d'aspirine peut être à l'origine d'hémorragies importante ou de " bleus" et toute absorption doit être interrompue 10 jours avant l'intervention. La ponction de vaisseaux est indispensable pour l'anesthésie, des dosages sanguins, et l'apport de médicament. Il arrive que certains lieux de ponction s'infectent ou présentent des réactions inflammatoires. Un traitement adapté permettra un retour à la normale dans des délais variables. Tout alitement ou immobilisation prolongée majore les risques de phlébite et de migration de ces caillots sanguins des veines vers la circulation pulmonaire. Un traitement préventif est entrepris selon l'importance du risque d'une telle éventualité. Des nausées et vomissements avec le danger d'inhalation dans les voies respiratoires (donc d'infection pulmonaire) sont toujours possibles surtout en postopératoire. D'où la nécessité de respecter le jeûne préopératoire. Après une anesthésie locale ou loco-régionale des fourmillements, des sensations de picotement ou même des douleurs sont possibles mais généralement disparaissent rapidement. Des maux de tête, surtout chez les migraineux peuvent survenir après une anesthésie rachidienne ou péridurale. s'ils ne cèdent pas rapidement avec un traitement antalgique banal, il faut en avertir un médecin du service pour entreprendre un traitement spécifique. Des complications plus graves comme des convulsions, un arrêt cardiaque, une paralysie permanente ou une perte plus ou moins étendue des sensations sont extrêmement rares. Quelques cas sont décrits, alors que des centaines de milliers d'anesthésies de ce type sont réalisées chaque année. Selon la nature de l'intervention, des circonstances particulières de son déroulement, d'incidents ou d'accidents au cours de l'anesthésie, il peut être décidé de vous faire admettre dans le service de réanimation en postopératoire pour votre sécurité afin de conduire la surveillance dans des conditions les mieux adaptées à votre cas. RISQUES INDIVIDUELS Selon l'état de santé actuel et les maladies anciennes ou toujours actives d'autres complications sont possibles. Il en est tenu compte dans le choix des techniques opératoires et anesthésiques. Ceci nécessiterait des explications trop longues dans cette note d'information mais fera l'objet d'une partie de l'entretien avec le médecin anesthésiste. Vous devrez à ce moment exposer tous les problèmes de santé que vous avez eus antérieurement en particulier cardiaque, pulmonaire, rénal, hépatique … ou autres, et indiquer précisément le nom et la posologie des médicaments que vous prenez. Le questionnaire joint devrait vous aider à rassembler vos souvenirs. ANESTHESIE POUR ENDOSCOPIE
Ces gestes étant beaucoup moins douloureux qu'une intervention chirurgicale, il sont effectués sous de faibles doses de produits anesthésiques. Le réveil et les suites sont donc peu ou pas douloureux et la sortie est autorisée le jour même après avis d'un médecin. Il vous est demandé d'être toujours accompagné pour le retour à domicile quelle que soit la distance et la nuit suivante. Par prudence, en raison des effets psychologiques possibles sur certaines personnes, nous vous demandons de ne prendre aucune décision importante dans les 36 heures suivant l'anesthésie. TRANSFUSION Votre état va peut-être nécessiter une transfusion. On aura recours chaque fois que possible aux techniques alternatives pour éviter de vous administrer du sang de donneur : autotransfusion, hémodilution normovolémique peropératoire et récupération lavage des pertes sanguines. Mais dans certains cas, nous serons contraints de vous administrer du sang fourni par le centre de transfusion. Cette transfusion sera limitée au strict minimum. Malgré toutes les précautions prises pour diminuer le risque de transmission de virus, une probabilité extrêmement faible persiste. Le comité de sécurité transfusionnelle de l'hôpital de la Croix Saint Simon vous propose une surveillance biologique en conformité avec le code de santé publique. Avant toute transfusion, un contrôle sérologique est effectué sur un prélèvement sanguin afin de déterminer votre état par rapport aux infections transmissibles : virus de l'hépatite et du sida. Ces prélèvements ne seront pas réalisés si vous écrivez votre refus avec votre signature au bas du formulaire. Si vous êtes transfusé, nous vous prescrirons entre les 3ème et 6ème mois après la transfusion de faire pratiquer une prise de sang pour vérification sérologique portant sur le dépistage des virus de l'hépatite et VIH. Dans l'intervalle, il convient que vous preniez toutes précautions concernant votre entourage pour éviter la transmission des maladies virales précédentes.
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